Lauren Huret est née en 1984 et vit actuellement à Genève. Après un premier master aux Beaux-Arts de Bordeaux (2008), elle s'installe en Suisse pour faire un deuxième Master en arts visuel à la HEAD- Genève au sein du WORK.MASTER (2013). Son travail visuel, composé principalement de vidéos, de performances et de collages, repense nos rapports ambigus et confus face à la machine, plus particulièrement ceux liés aux nouvelles technologies et aux nombreuses inconnues qui en résultent. Son travail a été montré, entre autres, à La Panacée de Montpellier, à la Kunsthaus Langanthal, à la galerie Hard Hat à Genève, au musée Rath de Genève, au Copenhagen Contemporary. Ses performances ont été montré lors du festival Suisse pour la performance au Kunstmuseum de Lucerne, au Schinkel Pavillon de Berlin, au Théâtre de l’Usine de Genève, au festival Les Urbaines à Lausanne.

www.laurenhuret.com


Sur les images maudites

À l’heure de reddit, de 4chan, des images virales et de l’accès immédiat à toutes sortes de contenus, j’essaierai d’explorer l’histoire de l’image en tant qu’expérience de malédiction, ou « d’image qui peut pourrir l’âme ».


Proposition artistique



Les âmes suspendues
Vidéo HD, PAL, boucle, sans son, 30', 2017, co-production HEAD – Genève

Entièrement réalisée avec un smartphone et une application de reconnaissance faciale, la vidéo est composée d'une collection de tentatives de remplacements identitaires et d’échanges inattendus entre visages/objets. En quête d'apparitions spectrales dans des contextes variés, l'application essaie de reconnaître les traits du visage d’une femme sur tout ce qui lui ressemble et y superpose ses propres masques étirés, vides, inquiétants. Les résultats vidéos obtenus sont des sortes de « paréidolies algorithmiques » hallucinatoires.