Marguerite Humeau (née en 1986, France) vit et travaille à Londres. Elle a étudié à la Design Academy d'Eindhoven et au Royal College of Art de Londres où elle a obtenu son MA en Design Interactions en 2011. Son travail a été montré dans diverses expositions individuelles et collectives dans des galeries et des musées comprenant le Palais de Tokyo, le Château de Versailles, la Haus Konstruktiv, la Tate Britain (Londres), Nottingham Contemporary, la High Line (New York), le Manifesta11 (Zürich), le Schinkel Pavillon (Berlin), le Museum of Modern Art (New York) et la Hayward Gallery (Programme de tourisme).
Elle enseigne actuellement à HEAD - Genève et Open School East (Margate).
Le travail de Marguerite Humeau met en scène la traversée de grandes distances dans le temps et l'espace, les transitions entre l'animal et le minéral, et les rencontres entre les désirs personnels et les forces naturelles. Le travail explore la possibilité de communication entre les mondes et les moyens par lesquels la connaissance est générée en l'absence de preuves ou par l'impossibilité d'atteindre l’objet de recherche.
Marguerite Humeau tisse des événements factuels dans des récits spéculatifs, permettant ainsi à des formes de vie inconnues, invisibles ou éteintes de jaillir de manière grandiose. Confondant la préhistoire, la biologie occulte et la science-fiction dans un spectacle déconcertant - les œuvres ressuscitent le passé, confondent souterrain et sous-cutané, tout en mettant à jour le style de l’enquête pour l'âge de l'information.

http://www.c-l-e-a-r-i-n-g.com/artists/marguerite-humeau/


Proposition artistique



RIDDLES
Le complexe d'œuvres RIDDLES consiste en cinq projets et expositions qui ont eu lieu en 2017 à High Line à New York, C L E A R I N G New York / Bruxelles, au Schinkel Pavillon à Berlin, au Bosquet de l'Arc de Triomphe dans les jardins du Château de Versailles et à la Haus Konstruktiv à Zürich.
Le personnage au centre de toutes les expositions RIDDLES est celui du sphinx, un composite humain-animal présent dans toutes les civilisations du monde, dont les débuts remontent à l'histoire primitive de l'humanité. Dans la mythologie égyptienne et grecque, une fonction protectrice est attribuée au sphinx : sa capacité de protéger l'humanité contre des ennemis potentiels. Dans la Grèce antique, il décidait également de la vie ou de la mort en fonction de la réponse correcte ou fausse à une énigme. Marguerite Humeau crée des ponts entre le passé et le présent, faisant l'hypothèse que les systèmes de surveillance actuels, les drones par exemple, sont directement issus de la figure antique du sphinx.
Tout en recherchant les origines du sphinx, l'artiste a découvert l'Homme Lion, une figurine âgée de 35'000 à 41'000 ans, découverte en 1939 dans la grotte de Hohlenstein-Stadel dans la vallée de Lonetal. Cela montre que des figures semblables à des sphinx avaient déjà été créée à l’époque Paléolithique supérieur, lorsque les humains étaient exposés à des animaux sauvages et n'étaient pas encore devenus les espèces dominantes sur Terre. Une autre observation soutient cette théorie : les vautours et les lions, qui composent ensemble la figure du sphinx, et qui sont souvent aperçus dans les premières représentations des conflits, sont deux des espèces rares à manger de la chair humaine. Cela a conduit l'artiste à supposer que les premiers humains ont inventé la figure du sphinx comme une divinité protectrice pour se prémunir contre les attaques ennemies. Humeau voit le sphinx comme un hybride de tous les assaillants menaçants, qu'il protège et menace aussi.